Wall Street : préserve ses supports malgré un WTI à 81$ et un 'VIX' à 23,75
Wall Street a réussi à "digérer" l'envolée du pétrole vers 81$ suite à l'aggravation de la situation dans le Golfe Persique en cours matinée (heure de New York) alors que les taux se tendaient pour inscrire leurs pires scores depuis le 11 février dernier (le "10 ans" a fusé jusque vers 4,15% (4,136% ce soir).
Le "VIX", l'indice du stress, s'est envolé de 12,3% vers 23,75 (25,5 au plus haut) et le Dollar a retrouvé son statut d'actif refuge : le "$-Index" a fusé à la hausse jusque vers 99,6, sa meilleure marque depuis le 28 novembre 2025, avant de revenir sur 99,20.
Ce mouvement s'est développé au détriment de l'Or et l'argent, 2 actifs très liquides qui recèlent des réserves de plus values importantes depuis le 1er janvier.
Les métaux précieux ont été vendus agressivement, mais restent encore fortement valorisés d'un point de vue historique, d'où des replis de -2 et -3% respectivement.
Le baril de WTI a bondi jusque vers 81,5$ alors que le Corps des Gardiens de la Révolution islamique affirmé avoir touché un pétrolier américain dans le nord du golfe Persique avec un missile.
Au départ il était question d'un pétrolier koweitien, mais peu importe sa nationalité, l'impact sur les marchés est le même : le "Golfe" est devenu une zone dangereuse... et envoyer la marine US pour "sécuriser" la navigation dans le détroit d'Ormuz comporte des risques évidents pour la flotte américaine.
Car cet incident survient 24H après la diffusions par le Pentagone des images filmées depuis un sous marin américain qui a coulé un navire de guerre iranien -sans sommation- dans l'océan Indien à coup de torpille, tuant des dizaines de marins iraniens qui ont été victimes d'une surprise totale (de surcroit ce vaisseau naviguait sans munitions, de retour d'une parade en Inde) : l'Iran a juré de venger cette attaque.
Le WTI s'installe au-dessus des 80$ : rien qu'avec ce niveau de cours durant un mois, les perspectives d'inflation devront être nettement revues à la hausse, de 0,5 point supplémentaire (le doublement du prix du gaz compte également), et beaucoup plus si la barre des 100 dollars est atteinte : la FED pourra difficilement envisager de baisser les taux par 2 fois cette année.
Côté chiffres "macro", le Département du Travail a publié une hausse de 2,8% en rythme annualisé de la productivité non-agricole (qui mesure la production horaire par employé) sur les trois derniers mois de l'année, après une progression de 5,2% au troisième trimestre (révisée de 4,9%), face à une croissance de 4,4%).
Les économistes s'attendaient cependant à un ralentissement encore plus marque de la croissance de la productivité au troisième trimestre, avec une estimation moyenne de l'ordre de 2% (plus "raccord" avec une croissance à 1,4%).
Côté inflation, l'indice des prix à l'importation en janvier a augmenté de 0,2%, conformément aux prévisions, score identique au mois précédent.
De son côté, l'indice des prix à l'exportation a augmenté de 0,6%, alors qu'une hausse de 0,3% était attendue.
A la veille de la publication du "NFP", le Département du Travail des Etats-Unis indique avoir comptabilisé 213 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 23 février, un chiffre stable par rapport au niveau de la semaine précédente (révisé à la hausse de 212 000 à 213 000). Le nombre de nouveaux inscrits est très légèrement inférieur aux attentes du consensus qui tablait sur 215 000.
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